DSO 2025 : le vrai visage des délais de paiement par secteur
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Le DSO (Days Sales Outstanding, ou délai moyen de paiement des clients) est l’un des indicateurs les plus scrutés par les directions financières. Problème : on parle souvent de “bon” ou de “mauvais” DSO… sans préciser le secteur. Or un DSO de 65 jours n’a pas du tout la même signification en fonction des secteurs : comparer son DSO “en absolu” n’a donc pas beaucoup de sens… C’est par secteur et dans le contexte de son modèle économique, qu’il doit être interprété.
3 points clés à retenir
- Le DSO dépend fortement du secteur d’activité : en 2025, on observe en France des écarts de plus d’un mois entre secteurs, à chiffre d’affaires et taille comparables.
- Un DSO élevé fragilise la trésorerie et traduit souvent un rapport de force défavorable avec les clients (grands comptes, donneurs d’ordres, organismes publics).
- Piloter son DSO, c’est piloter son cash : cela passe par la qualité des relances, la maîtrise de la balance âgée, la visibilité sur les délais de paiement et, de plus en plus, l’automatisation des scénarios de recouvrement.
Benchmark 2025 : DSO moyen par secteurs B2B (France)
À partir des données publiées en octobre 2025 sur les délais moyens de paiement moyens par secteur (Coface) :
| Secteur B2B (France) | Délai moyen de paiement 2025 (j) | Délai vs moyenne France (49,7 j) |
| Banque, finance, assurance | 60 j | +10,3 j |
| Construction, immobilier | 55 j | +5,3 j |
| Automobile | 54 j | +4,3 j |
| Commerce, négoce, distribution | 53 j | +3,3 j |
| Telecoms, IT | 52 j | +2,3 j |
| Transport, logistique | 52 j | +2,3 j |
| Chimie, minéraux, plastique | 51 j | +1,3 j |
| Textile, cuir, habillement | 51 j | +1,3 j |
| Énergie | 51 j | +1,3 j |
| Métallurgie | 51 j | +1,3 j |
| Pharmacie, santé, biotech | 48 j | –1,7 j |
| Agriculture, agroalimentaire | 47 j | –2,7 j |
| Édition, communication, média | 47 j | –2,7 j |
| Papier, bois | 44 j | –5,7 j |
| Conseil et services aux entreprises | 39 j | –10,7 j |
| Tourisme, loisirs | 26 j | –23,7 j |
*Source : Enquête Coface octobre 2025 sur le comportement de paiement des entreprises
Dans la plupart des activités B2B, un DSO autour de 60 jours est devenu la norme, même pour des entreprises parfaitement rentables.
Pourquoi de tels écarts entre secteurs ?
Les écarts de DSO ne sont pas un “accident statistique”. Ils reflètent des modèles économiques, des pratiques de marché et des rapports de force très différents :
- La nature de la relation commerciale
- Le pouvoir de négociation des clients
- Les pratiques de facturation et de relance
Comment kwote permet de reprendre la main
Pour passer du constat au pilotage et garder la main sur le DSO, sans alourdir les équipes, kwote met à disposition :
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Des relances structurées et pilotées
- Des scénarios de relance paramétrables par typologie de clients, montants, ancienneté des créances ;
- Des canaux variés (email, téléphone, courrier) organisés dans le temps ;
- Une vision claire des actions planifiées, en cours et en retard.
Résultat : un processus plus prévisible, plus mesurable, et un impact direct sur le DSO.
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Une balance âgée pas seulement “consultable”
- Un tableau de bord opérationnel : consultez les délais de retards, les types de stratégie de relance appliquées et le profil payeur
- Un outil d’arbitrage : qui relancer en priorité, sur quels montants et avec quel scénario ;
- Un support de dialogue entre finance, commerce et direction générale.
Cela permet de lier concrètement les objectifs de DSO aux plans d’action de recouvrement.
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La visibilité sur les délais réels de paiement
- Score par client et par secteur
- Identification des “clients mauvais payeurs” ;
- Analyse fine des dérives (ex : un grand compte qui passe progressivement de 45 à 70 jours).
Cette visibilité est déterminante pour renégocier, ajuster les conditions ou sécuriser le risque.
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L’automatisation des scénarios de relance
- Standardiser les bonnes pratiques (relance à J-3, J+5, J+15, escalade, etc.) ;
- Libérer du temps pour les dossiers complexes (litiges, gros montants, grands comptes) ;
- Assurer une cohérence de ton et de fréquence dans la relation client.
Dans un contexte où les équipes finance sont souvent contraintes en effectif, c’est un levier clé pour gagner plusieurs jours de DSO sans recruter.
En conclusion
Le DSO est un indicateur simple dans sa formule, mais complexe dans son interprétation. En 2025, les écarts sectoriels restent significatifs : un DSO de 60 jours ne raconte pas la même histoire selon le secteur. L’enjeu pour les entreprises n’est pas d’atteindre un chiffre “magique”, mais de :
- Se comparer à des benchmarks pertinents pour leur secteur,
- Fixer des objectifs réalistes,
- Mettre en place les outils opérationnels pour s’en rapprocher.
C’est précisément là que kwote apporte de la valeur : en transformant le DSO d’un indicateur subi en variable de décision, au service de la trésorerie, de la croissance… et du rapport de force avec les clients.
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